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Écoutez l'article Le Sri Lanka a décidé de réduire sa semaine de travail à quatre jours pour économiser du carburant face aux risques liés à la guerre au Moyen-Orient.
À compter de mercredi, les institutions publiques, les écoles et les universités ne fonctionneront plus que quatre jours par semaine pour une durée indéterminée, a déclaré lundi le commissaire général aux services essentiels, Prabath Chandrakeerthi, à l'issue d'une réunion d'urgence présidée par le président Anura Kumara Dissanayake.
"Nous demandons également au secteur privé de suivre cet exemple et de décréter chaque mercredi jour férié", a ajouté M. Chandrakeerthi.
Le gouvernement suspend par ailleurs toutes les cérémonies publiques et encourage le télétravail pour les fonctionnaires. Les services essentiels (hôpitaux, ports et services d'urgence) continueront de fonctionner normalement.
Un rationnement du carburant est entré en vigueur dimanche, limitant chaque automobiliste à 15 litres d'essence ou de diesel par semaine. Les transports publics bénéficient d'une allocation pouvant atteindre 200 litres hebdomadaires.
Les autorités estiment que les réserves actuelles couvrent environ six semaines de consommation, mais avertissent que toute rupture d'approvisionnement pourrait gravement affecter le pays qui importe la totalité de ses besoins en hydrocarbures et en charbon.
Le Sri Lanka s'approvisionne en produits pétroliers raffinés auprès de Singapour, de Malaisie et de Corée, et importe du pétrole brut du Moyen-Orient pour alimenter sa raffinerie.
Le pays asiatique, qui avait fait défaut sur sa dette extérieure de 46 milliards de dollars en 2022 après l'épuisement de ses réserves de devises, bénéficie depuis d'un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) de 2,9 milliards de dollars.
Colombo craint qu'une escalade des tensions au Moyen-Orient ne compromette ses efforts de redressement économique.