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Écoutez l'article Le conflit armé en cours au Moyen-Orient, à l’origine d’une flambée des prix de l’énergie, a relancé le débat sur la nécessité "stratégique" de promouvoir les énergies renouvelables pour notamment contourner les chocs géopolitiques.
Dans un article publié lundi par le service de presse des Nations Unies, l'ONU relève que cette situation d’incertitudes remet en question la dépendance mondiale aux combustibles fossiles, notant que la nouvelle envolée des prix du pétrole et du gaz rappelait, une fois encore, la vulnérabilité des économies face aux chocs externes.
"Les perturbations de la navigation et la crainte d’une escalade militaire ont aussitôt secoué les marchés financiers et provoqué une forte hausse des cours du pétrole, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux".
Citant le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, l’organisation multilatérale estime que ces turbulences mettaient en lumière l’avantage stratégique des énergies renouvelables.
"Les renouvelables changent la donne", a lancé M. Stiell qui participait au “Green Growth Summit 2026” à Bruxelles, expliquant que le soleil ne dépend pas de détroits maritimes étroits et vulnérables, le vent souffle sans nécessiter d’escortes navales massives financées par les contribuables, et les énergies renouvelables permettent aux pays de s’isoler des turbulences mondiales et d’échapper à la politique du rapport de force.
Dans la même veine, il a affirmé que les renouvelables et la résilience font baisser les factures et créent bien plus d’emplois, tandis que la réduction de la pollution liée aux énergies fossiles “assainit l’air et améliore la santé et la qualité de vie”.
Selon l’ONU, ce débat intervient alors que la transition énergétique est en train de gagner du terrain. En 2025, les énergies renouvelables ont dépassé le charbon pour devenir la première source mondiale d’électricité, tandis que les investissements dans l’énergie propre ont franchi la barre des 2.000 milliards de dollars, soit le double de ceux consacrés aux combustibles fossiles, à en croire des statistiques onusiennes.