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Canada: Des chercheurs génèrent le plus grand flux de neutrons jamais obtenu avec un laser

Sciences
lundi 12 janvier 2026
07:03
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Canada: Des chercheurs génèrent le plus grand flux de neutrons jamais obtenu avec un laser
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Des chercheurs canadiens ont généré le plus grand flux de neutrons jamais obtenu avec un laser, a indiqué l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) du Québec.

Des scientifiques de l'INRS et de l’entreprise Infinite Potential Laboratories (IPL) ont réussi cette avancée grâce au laboratoire de sources femtosecondes (Advanced Laser Light Source – ALLS), a souligné l'institut dans un communiqué, ajoutant que cette percée ouvre la voie à "des sources de neutrons compactes et beaucoup plus accessibles que les installations actuelles de taille imposante".

"L'approche consiste à accélérer des électrons dans un plasma produit par laser. Ces électrons sont ensuite projetés sur une cible en tungstène, un métal dense et très résistant, desquels sont produits des rayons gamma qui induisent une réaction photonucléaire produisant une quantité exceptionnelle de neutrons", a affirmé l'INRS.

La technique générerait 100 fois plus de neutrons par seconde que les méthodes lasers traditionnelles, selon la même source.

"Cette façon de générer des neutrons s’avère très performante, au-delà même de nos attentes. Et on peut s’attendre encore à une nette amélioration des performances dans les prochaines années grâce à l’arrivée sur le marché de nouveaux modèles de laser", a relevé Sylvain Fourmaux, associé de recherche au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS.

"Cette percée annonce l’avènement de sources de neutrons compactes, rapides et abordables aux applications variées : imagerie avancée de nouvelle génération, tests non destructifs plus accessibles, analyse des matériaux plus fine et rapide, le tout sans nécessité de recourir à de gigantesques infrastructures", selon l'INRS.

Les neutrons permettent notamment d'analyser la composition des matériaux et de réaliser des radiographies avancées. Aujourd’hui, leur production nécessite des infrastructures coûteuses et difficiles d’accès, dont des réacteurs nucléaires ou des accélérateurs de particules.