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CAN 2025 : Le Maroc sacré champion, le droit prime sur le terrain selon un média brésilien

Sport
mercredi 18 mars 2026
12:14
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CAN 2025 : Le Maroc sacré champion, le droit prime sur le terrain selon un média brésilien
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Le portail brésilien UOL a qualifié de « décision historique et techniquement rigoureuse » l’attribution par la Confédération africaine de football (CAF) du titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, y voyant un tournant majeur dans la consécration de la primauté du droit sur le terrain.

Dans une analyse détaillée, le média souligne que « le football africain s’est réveillé avec un nouveau champion », mettant en avant la portée juridique d’un verdict qui dépasse le simple cadre du résultat sportif.

« Le trophée quitte Dakar pour Rabat. Mais ce qui retient vraiment l’attention dans le monde entier, c’est le précédent juridique clair que cette décision établit : il existe des limites à l’émotion dans le sport professionnel », écrit UOL.

Selon le portail, l’instance d’appel de la CAF a fait prévaloir une lecture stricte du règlement, considérant que le retrait des joueurs sénégalais en pleine rencontre constituait une infraction en soi, indépendamment de la reprise du match et de son issue.

Le site insiste sur le fait que cette décision écarte toute interprétation flexible des règles « au nom du spectacle », consacrant ainsi un principe central du sport professionnel : le respect du cadre réglementaire ne saurait être relativisé par les circonstances du jeu.

« La première instance de la CAF a tenté d’équilibrer la situation : elle a infligé des amendes et des suspensions, mais a préservé le résultat sportif. Ce fut une décision politique et juridiquement fragile. Le Maroc a fait appel. Et il a gagné », relève le média brésilien.

Pour UOL, la CAF a clairement encadré le principe dit « pro compétition », souvent invoqué pour préserver les résultats sportifs.

« La logique est bien connue : préserver le jeu tel qu'il se pratique, empêcher que les décisions administratives ne se substituent au mérite sportif. Mais ce principe n'est pas absolu. La Cour a clairement établi sa limite : il n'y a plus de concurrence à préserver lorsqu'une des parties décide de l'interrompre unilatéralement », explique le média.

« En quittant le terrain, le Sénégal a rompu son propre pacte de compétition. Et sans pacte, il n'y a pas de jeu, seulement le désordre », soutient-il.

L’analyse met également en avant la portée pédagogique de cette affaire, estimant que valider le résultat acquis sur le terrain aurait ouvert la voie à des dérives, en légitimant des interruptions de jeu susceptibles d’influencer l’issue d’une rencontre.

« Si ce résultat était confirmé, le message serait dangereux : interrompre le jeu, faire pression sur l’arbitre et, au final, valider un résultat obtenu sous la contrainte. Qui plus est, ce serait bafouer une fois de plus le code sportif et porter atteinte à l’intégrité du sport », détaille-t-il.

Et UOL d'ajouter : « En appliquant cette règle, la CAF réaffirme un principe fondamental : le football professionnel ne tolère aucune exception. L’autorité de ce règlement ne saurait être remise en question à la légère ».

Selon la même analyse, « l'affaire devrait désormais être portée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Le Sénégal plaidera vraisemblablement la 'souveraineté du terrain' : l'arbitre a relancé le match, l'a mené à son terme et a désigné un vainqueur  ».

« Le débat s’annonce complexe : dans quelle mesure l’autonomie du résultat sportif peut‑elle prévaloir face à une infraction réglementaire objective ? », s'interroge le média, notant qu'« il s'agira essentiellement d'une confrontation entre deux logiques : celle du terrain et celle de la norme  ».

« Pour l'instant, le Maroc est champion. Et le droit du sport réaffirme sa fonction première : garantir que, sans règles, il n'y a pas de jeu, seulement le chaos  », résume UOL.

Par ailleurs, d'autres médias brésiliens, dont CNN Brasil, Band, Globo, Lance!, Metropoles ou encore Correio Braziliense, ont largement relayé l'information, mettant en avant le caractère « historique » du verdict et revenant sur les circonstances de cette finale controversée.