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Les États-Unis vont-ils escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz ?

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jeudi 12 mars 2026
15:58
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Les États-Unis vont-ils escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz ?
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Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a indiqué jeudi que l’armée US n’était "pas encore prête", à ce stade, à assurer l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, passage hautement stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

"Cela arrivera assez vite, mais cela ne peut pas arriver maintenant. Nous ne sommes tout simplement pas prêts", a affirmé Wright lors d’une interview sur la chaîne américaine CNBC, expliquant que tous les moyens militaires américains étaient "actuellement concentrés sur la destruction des capacités offensives de l'Iran".

"Tous nos moyens militaires sont actuellement concentrés sur la destruction des capacités offensives de l'Iran et de l'industrie manufacturière qui les alimente. Nous ne voulons pas que cela soit repoussé d'un an ou deux", a-t-il affirmé.

Et d’ajouter que l'armée américaine veut "détruire définitivement leur capacité à construire des missiles, des drones et à poursuivre un programme nucléaire".

Interrogé sur la possibilité de voir cette mission d’escorte mise en œuvre dans le mois à venir, le responsable américain a estimé que ce scénario était "tout à fait probable".

"Je serai au Pentagone plus tard dans la journée. C’est actuellement l’une des options à l’étude par l’armée", a-t-il indiqué.

Le président américain Donald Trump avait précédemment évoqué l’éventualité d’une escorte de pétroliers par la marine américaine dans le détroit d’Ormuz, bien qu’aucune opération de ce type n’ait encore été engagée à ce stade.

L’escalade du conflit au Moyen-Orient suscite de vives inquiétudes sur les marchés internationaux, les attaques visant des navires tentant de transiter par ce passage stratégique ayant perturbé les flux d’approvisionnement en pétrole et entraîné une forte volatilité des prix.

Le prix de l'or noir est repassé temporairement jeudi au-delà du seuil symbolique des 100 dollars le baril.

Le détroit d’Ormuz, contrôlé de facto par l’Iran et par lequel transite habituellement près de 20% de la production mondiale de pétrole, demeure actuellement bloqué.