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Écoutez l'article Le Commandement central des forces armées américaines (Centcom) a exhorté mercredi les civils iraniens à se tenir à l'écart des ports du détroit d'Ormuz utilisés, selon l’armée américaine, à des fins militaires par l’Iran.
"Le régime iranien utilise des ports civils le long du détroit d'Ormuz pour mener des opérations militaires qui menacent le transport maritime international", a déclaré le Centcom dans un communiqué, ajoutant que "ces actions dangereuses menacent les vies de personnes innocentes".
"Le Centcom exhorte les civils en Iran à éviter immédiatement tous les sites portuaires où les forces navales iraniennes opèrent", précise le communiqué, laissant entendre que l'armée américaine pourrait frapper ces infrastructures.
Le président américain, Donald Trump, avait menacé mardi Téhéran de "conséquences militaires sans précédent" si le régime iranien décidait de miner le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et le pétrole.
"Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu'elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l'Iran seront sans précédent", avait averti le locataire de la Maison Blanche dans un message publié sur son réseau Truth Social.
L’armée américaine pourrait utiliser les mêmes missiles qu'elle avait précédemment utilisés pour faire exploser des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes, afin d'"éliminer définitivement" tout bateau poseur de mines dans le détroit d'Ormuz, a-t-il ajouté.
Le Centcom avait indiqué mardi avoir ciblé 16 navires iraniens poseurs de mines près du détroit d'Ormuz.
Le blocage de ce détroit par Téhéran suite à l’offensive militaire israélo-américaine a provoqué un gel sans précédent du commerce maritime mondial, qui pèse surtout sur les produits pétroliers, mais menace beaucoup d'autres secteurs industriels.
Cette route, qui permet les exportations de produits pétroliers et gaziers des pays du Golfe, est un point de passage clé du commerce de l’or noir. Un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent.