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Affaire Yoon : la justice sud-coréenne fixera le sort de Yoon le 19 février

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mercredi 14 janvier 2026
09:18
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Affaire Yoon : la justice sud-coréenne fixera le sort de Yoon le 19 février
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L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol, poursuivi à Séoul pour une tentative d’instauration de la loi martiale en décembre 2024, sera fixé sur son sort le 19 février prochain, a rapporté mercredi l’agence de presse Yonhap.

« Le tribunal prévoit de rendre sa décision dans l’affaire Yoon le 19 février », a précisé l’agence.

Mardi, le parquet spécial sud-coréen a requis la peine de mort contre l’ex-chef de l’État, l’accusant d’avoir dirigé une tentative d’insurrection en proclamant une loi martiale avortée dans le but de se maintenir au pouvoir, selon Yonhap.

Cette réquisition a été formulée lors de l’audience finale devant le Tribunal central de Séoul, un peu plus d’un an après la proclamation de la loi martiale, le 3 décembre 2024. À l’époque, la mesure avait été officiellement justifiée par la lutte contre de supposées « forces anti-étatiques », a rappelé l’agence.

Les procureurs estiment que l’ancien président conservateur a « déclaré la loi martiale dans l’intention de s’arroger durablement le pouvoir en prenant le contrôle des institutions judiciaires et législatives ». Ils jugent les faits d’une extrême gravité, soulignant qu’il a mobilisé des moyens étatiques « qui n’auraient dû être utilisés que dans l’intérêt collectif de la nation ».

« Aucune circonstance atténuante ne peut être retenue et une sanction exemplaire s’impose », ont conclu les procureurs en réclamant la peine capitale, toujours en vigueur en Corée du Sud, bien qu’aucune exécution n’y ait été menée depuis 1997.

Dans une déclaration finale d’environ 90 minutes, M. Yoon a de nouveau plaidé non coupable, affirmant que l’exercice de pouvoirs constitutionnels d’urgence ne saurait être assimilé à une insurrection.

« Il ne s’agissait pas d’une dictature militaire visant à opprimer la population, mais d’une démarche destinée à préserver la liberté et la souveraineté nationales, ainsi qu’à rétablir l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré, selon Yonhap.

Inculpé en janvier dernier pour avoir dirigé une insurrection, l’ancien président est notamment accusé d’avoir conspiré avec l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun et plusieurs hauts responsables afin de proclamer illégalement la loi martiale, en l’absence de guerre ou de crise nationale majeure.

Il lui est également reproché d’avoir ordonné le déploiement de forces militaires et policières autour de l’Assemblée nationale afin d’empêcher les députés d’annuler le décret, ainsi que l’arrestation de figures politiques de premier plan.

M. Yoon est devenu le premier président sud-coréen en exercice à être inculpé et placé en détention. Libéré en mars après l’annulation de son mandat d’arrêt, il a de nouveau été incarcéré en juillet sur la base de chefs d’accusation supplémentaires liés à cette affaire.

Le parquet spécial a également requis de lourdes peines contre plusieurs coaccusés, notamment la réclusion criminelle à perpétuité contre l’ancien ministre de la Défense, ainsi que des peines allant de 15 à 30 ans de prison à l’encontre d’anciens hauts responsables militaires et policiers, selon Yonhap.