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Écoutez l'article Après vingt jours derrière les barreaux, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a quitté lundi après-midi la prison de la Santé à Paris. Sous contrôle judiciaire, il lui est désormais interdit de contacter de hauts responsables judiciaires, y compris le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Vers 15h00,Sarkozy, 70 ans, est sorti à bord d’une voiture aux vitres teintées, escortée par des motards de la police, pour regagner son domicile. Incarné depuis le 21 octobre, il est le premier ex-chef d’État européen à connaître une telle détention après sa condamnation en septembre pour le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
En attendant son procès en appel prévu en mars 2026, la cour d’appel de Paris lui a interdit de quitter le territoire français et a élargi l’interdiction de contact, notamment avec des anciens responsables libyens et des hauts responsables de la justice française, en raison du risque de pression sur des témoins-clés.
Lors de sa comparution en visioconférence depuis la prison, l’ancien président est apparu visiblement tendu. « Je me bats pour que la vérité triomphe », a-t-il déclaré, sous le regard de ses avocats, qui ont souligné la souffrance que lui a causée cette détention.
Placée à l’isolement pour des raisons de sécurité, sa détention a été jugée exceptionnelle par le ministère de l’Intérieur, en raison de son statut et des menaces pesant sur lui.
Le 25 septembre, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen. Par ailleurs, il attend toujours la décision de la Cour de cassation concernant l’affaire Bygmalion et sa condamnation d’un an, dont six mois ferme, pour le financement illégal de sa campagne de 2012.