


Écoutez l'article 












Écoutez l'article Les États parties à la Convention de Minamata sur le mercure ont adopté vendredi un plan visant à supprimer progressivement l’usage des amalgames dentaires d’ici 2034, une décision qualifiée d’« étape historique » dans la lutte contre la pollution au mercure.
Réunis du 3 au 7 novembre à Genève pour la sixième Conférence des Parties (COP-6), plus de 1 000 délégués représentant gouvernements, organisations internationales et société civile ont adopté 21 décisions destinées à renforcer la mise en œuvre du traité et la coopération internationale.
« Avec votre créativité et votre engagement, nous avons fixé de nouveaux objectifs ambitieux et laissé le mercure un peu plus derrière nous », a souligné Osvaldo Álvarez Pérez (Chili), président de la COP-6, lors de la séance de clôture. La secrétaire exécutive de la Convention, Monika Stankiewicz, a estimé que les Parties avaient « ouvert un nouveau chapitre de l’histoire du mercure ».
L’amendement adopté prévoit un calendrier mondial de suppression progressive de l’amalgame dentaire, matériau à base de mercure encore utilisé dans de nombreux pays, pour parvenir à son abandon total en 2034. La décision a été saluée par des applaudissements en séance plénière.
Parmi les autres mesures adoptées, les Parties se sont engagées à intensifier la lutte contre les produits éclaircissants pour la peau contenant du mercure, à encadrer plus strictement l’exploitation aurifère artisanale et à mieux réguler le commerce et les stocks de mercure. Des efforts sont également prévus pour associer les peuples autochtones, les femmes et les jeunes aux travaux de la Convention.
La COP-6 a par ailleurs encouragé une coopération renforcée avec d’autres conventions environnementales et adopté une feuille de route pour la première évaluation de l’efficacité du traité, prévue avant la prochaine conférence, COP-7, qui se tiendra à Genève du 14 au 18 juin 2027 sous la présidence de Marie-Claire Lhenry (France).
Adoptée en 2013 et entrée en vigueur en 2017, la Convention de Minamata vise à protéger la santé humaine et l’environnement en réduisant les émissions et les usages de mercure, métal toxique responsable de la tristement célèbre « maladie de Minamata » survenue dans les années 1950 au Japon.