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Écoutez l'article Le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump ont affiché, jeudi à Beijing, leur volonté de stabiliser les relations entre leurs deux pays, en dépit de différends persistants sur plusieurs dossiers, notamment le commerce, les technologies stratégiques et la guerre en Iran.
"C’est un honneur d’être à vos côtés. Les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais", a déclaré Donald Trump devant les caméras au Palais du Peuple, promettant avec Xi Jinping "un avenir fabuleux" pour les deux puissances.
Le président chinois a, de son côté, appelé les deux pays à devenir "des partenaires, pas des rivaux", estimant que "la coopération profite aux deux parties, tandis que la confrontation nuit aux deux".
M. Xi a souligné que les intérêts communs entre Beijing et Washington "l’emportent sur les divergences", jugeant la stabilité des relations sino-américaines "bénéfique pour le monde". Il a également plaidé pour l’ouverture d’"une nouvelle voie de coexistence entre grandes puissances".
Les deux dirigeants ont ensuite entamé des discussions à huis clos dominées par les tensions commerciales, l’accès au marché chinois, les restrictions technologiques américaines et la guerre en Iran.
Avant d’entrer au Palais du Peuple, sous un ciel légèrement voilé et dans un protocole soigneusement orchestré, le président chinois a accueilli son homologue américain avec les attributs des grandes visites d’État : tapis rouge, hymnes militaires, salves de canon et rangées d’enfants brandissant les drapeaux chinois et américains sur l’esplanade bordant la place Tiananmen.
Le sommet intervient au lendemain de discussions économiques organisées en Corée entre responsables chinois et américains, dans le prolongement de la trêve commerciale conclue en octobre dernier après plusieurs mois de guerre tarifaire.
Washington espère des avancées sur l’agriculture, l’aéronautique et l’ouverture accrue du marché chinois aux entreprises américaines. M. Trump a fait le déplacement entouré de plusieurs figures du patronat américain, dont le directeur général de Boeing, Kelly Ortberg, ainsi qu’Elon Musk et des dirigeants d’Apple et du fabricant de semi-conducteurs Nvidia.
Avant son départ pour Beijing, le président américain avait exhorté la Chine à "ouvrir" davantage son économie.
La guerre en Iran s’est également imposée comme l’un des principaux points de tension du sommet. Washington souhaite que Beijing exerce davantage de pression sur Téhéran afin de favoriser une désescalade dans le Golfe, où les perturbations autour du détroit d’Ormuz alimentent les tensions sur les marchés énergétiques.
Pour la Chine, l’enjeu est stratégique : premier importateur du pétrole iranien, elle reste fortement dépendante de la stabilité des routes maritimes du Golfe, dans un contexte de demande intérieure hésitante et de pressions extérieures accrues.
À Beijing, peu d’observateurs anticipent toutefois un véritable tournant. Les deux capitales cherchent avant tout à éviter une nouvelle spirale de tensions. Derrière les déclarations conciliantes et les gestes protocolaires, la rivalité stratégique entre les États-Unis et la Chine continue de structurer l’équilibre mondial.