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Écoutez l'article Le président américain, Donald Trump, a signé samedi un décret présidentiel pour assouplir les restrictions sur des substances psychédéliques afin de faciliter la recherche sur leurs effets antidépresseurs, susceptibles de soulager les anciens combattants qui luttent contre le stress post-traumatique.
Le texte ordonne à l'agence américaine du médicament, la FDA, d'accélérer le passage en revue de certaines substances pour, in fine, faciliter leur utilisation par des patients.
Le décret présidentiel souligne que quelque 6.000 vétérans américains par an se suicident, à un rythme double que celui de la population générale.
L'une des substances mentionnées dans le décret est l'ibogaïne, extraite d'un arbuste de la forêt équatoriale africaine. Le locataire de la Maison Blanche assuré que les patients qui en ont utilisé "ont vu en un mois une réduction de 80 à 90% de leurs symptômes de dépression et d'anxiété".
Ce décret "lèvera les obstacles juridiques qui empêchent les chercheurs, scientifiques, médecins et cliniciens américains d'étudier correctement ces médicaments et, lorsque cela sera approprié, d'établir des protocoles pour leur usage thérapeutique sûr", a déclaré Robert Kennedy Jr., le ministre américain de la Santé.
Aux États-Unis comme dans de nombreux pays, l'accès à ces substances est extrêmement limité, voir complétement interdit, car elles sont classées comme addictives, ce que l'administration américaine veut progressivement changer.
Des anciens combattants américains, et notamment des anciens des forces spéciales, militent depuis des années pour faciliter l'accès à certaines de ces substances psychédéliques afin de traiter leur stress post-traumatique.
Beaucoup assurent que les cocktails d'antidépresseurs qu'on leur prescrit s'avèrent inefficaces, et certains sont allés au Mexique, où des psychédéliques sont autorisés, pour en bénéficier.