


Écoutez l'article 












Écoutez l'article Le bilan des inondations et glissements de terrain qui ont frappé plusieurs pays d'Asie la semaine dernière a dépassé jeudi les 1.500 morts, alors que les secours tentent de retrouver des centaines de personnes toujours portées disparues.
L'Indonésie déplore 836 victimes, le Sri Lanka 479, la Thaïlande 185 et la Malaisie 3, selon les autorités locales.
Près de 860 personnes restent introuvables en Indonésie et au Sri Lanka, où de nombreux villages demeurent ensevelis sous la boue.
Les autorités météorologiques ont émis des alertes pour de nouvelles précipitations attendues vendredi et samedi dans les provinces indonésiennes de Sumatra-Nord, Sumatra-Ouest et Aceh, zones durement touchées où les sols saturés et les rivières en crue font craindre de nouvelles catastrophes.
Des milliers de sinistrés font face à des pénuries d'eau potable et de nourriture dans des zones rendues inaccessibles par la destruction des routes et des ponts.
Des organisations environnementales pointent la responsabilité de la déforestation massive qui fragilise les bassins versants.
Selon Global Forest Watch, les trois provinces indonésiennes sinistrées ont perdu plus de 19.600 km² de forêt depuis 2000. La plus grande ONG de défense de l'environnement en Indonésie, WALHI, estime, pour sa part, que 240.000 hectares de forêt primaire ont disparu en 2024.
Le président Prabowo Subianto s'est engagé à protéger les forêts, alors que le gouvernement a annoncé l'ouverture d'une enquête ciblant huit entreprises soupçonnées d'avoir aggravé le désastre par leurs activités minières et de plantation.