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Airbus s’allie au chinois Spacesail pour doper la connectivité en vol

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vendredi 05 décembre 2025
07:42
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Airbus s’allie au chinois Spacesail pour doper la connectivité en vol
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 Le constructeur aéronautique européen Airbus a signé, jeudi à Shanghai, un accord de partenariat avec Spacesail, opérateur chinois de satellites en orbite basse, pour intégrer sa future constellation à HBCplus, la solution de connectivité embarquée proposée aux compagnies aériennes.

L’accord, signé en marge de de la conférence 2025 sur l’écosystème de l’internet par satellite, ouvre la porte à un service IFC (In-Flight Connectivity) supplémentaire, basé cette fois sur des satellites LEO à haut débit et faible latence. Une manière d’offrir davantage de souplesse technologique aux compagnies équipées du système d’Airbus, tout en répondant à la demande croissante de connectivité fiable à bord, notamment en Asie.

Dans un contexte où le Wi-Fi en vol est devenu un critère de confort aussi important que l’espace pour les jambes, Airbus cherche à élargir son éventail d’options.

Ce partenariat "renforce la stratégie maison consistant à bâtir un écosystème solide et diversifié", a indiqué Tim Sommer, directeur du programme avions connectés. À l’entendre, la constellation de Spacesail permettra "d’élargir la capacité et les choix offerts aux compagnies", de quoi suivre le rythme effréné de la demande mondiale de données.

Spacesail, de son côté, pousse son ambition : proposer une couverture mondiale à haut débit, pensée pour l’aérien mais aussi pour d’autres secteurs gourmands en bande passante. Son intégration dans HBCplus promet un cockpit plus connecté, des opérations optimisées et, surtout, des passagers capables de regarder du streaming haute définition au-dessus des nuages, comme si de rien n’était.

Pour l’aviation chinoise, ce partenariat tombe à pic. Beijing encourage les solutions locales afin d’accélérer la transformation numérique du secteur, et l’émergence d’un leader national du satellite en orbite basse pourrait rebattre les cartes d’un marché dominé par quelques géants occidentaux. Un accord qui, mine de rien, dit beaucoup sur la course à la connectivité qui se joue désormais... jusque dans l’espace.