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Pénurie d’eau: Bagdad veut discuter avec ses pays voisins

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dimanche 25 février 2024
17:27
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Pénurie d’eau: Bagdad veut discuter avec ses pays voisins
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Une délégation officielle irakienne devrait prochainement se rendre en Iran, en Syrie et en Turquie pour discuter de la problématique de la diminution de l'approvisionnement en eau de l'Irak en provenance de ces pays, au moment où les autorités estiment à 10 milliards m3 les pertes irakiennes des eaux de l'Euphrate en deux ans.

Selon les médias irakiens, cette délégation, qui sera conduite par le ministre irakien des Ressources hydrauliques, Aoun Diab Abdullah, devra bientôt entamer sa tournée par des discussions avec la partie iranienne sur la crise de l’eau avant de se rendre en Syrie puis en Turquie.

Cité par les médias, M. Abdullah a indiqué que sa tournée prévue dans les pays limitrophes de l’Irak s’assigne pour objectifs de se pencher sur les quantités limitées d’eau en provenance de Turquie vers le barrage syrien de Tabqa ainsi que sur la nécessité de libérer de manière régulière des quantités d’eau vers l’Irak particulièrement durant les mois critiques de l’année à savoir juillet, août et septembre en raison des températures élevées et de l’augmentation du taux d’évaporation.

Le responsable irakien a souligné que, depuis deux ans, les quantités d'eau en provenance de Syrie via l’Euphrate s’élèvent à 180 mètres cubes par seconde (m3/s), tandis que l’accord conclu entre les deux pays stipule que le débit d’eau ne devrait pas être au-dessous de 290 m3/s, estimant que l’Irak a perdu au cours des ces deux dernières années, quelque 10 milliards m3. Cette situation, a-t-il expliqué, a incité Bagdad à demander une compensation pour ses pertes en eau, outre le déblocage des quotas d'eau conformément audit accord.

Classé comme aride, l’Irak est un pays qui dépend fortement des fleuves Euphrate et Tigre pour alimenter ses ressources en eau de surface, en diminution permanente en raison des effets du changement climatique, de la construction de barrages en amont de ces fleuves par les pays voisins outre le détournement des cours d’eau affectant ainsi la quantité et la qualité d’eau qui arrive en Irak.