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Burkina Faso : une délégation de la CEDEAO attendue à Ouagadougou

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lundi 03 octobre 2022
13:41
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Burkina Faso : une délégation de la CEDEAO attendue à Ouagadougou
Medi1News + MAP
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Une délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est attendue lundi à Ouagadougou, au lendemain de la démission du président de transition du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

L'annonce de cette mission a été faite par un communiqué du président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau.

Dans ce communiqué publié dimanche soir, Sissoco Embaló a souligné que, dans le cadre de l'engagement de la CEDEAO pour la paix et la stabilité du Burkina Faso, une délégation de la CEDEAO se rendra lundi dans le pays ouest-africain.

La délégation sera conduite par Mme Suzi Carla Barbosa, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Bissau et présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, note le communiqué, ajoutant que la délégation comprendra également Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger et médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso, et Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO.

Dans son communiqué, la CEDEAO a exigé des autorités burkinabè de respecter les engagements pris avec l'organisation régionale relatifs à la tenue des élections d'ici juillet 2024.

Lundi matin, les rues de la capitale burkinabé Ouagadougou avaient retrouvé leur calme après des manifestations parfois violentes demandant le départ de Damiba .

A la suite d'une médiation de chefs religieux et communautaires, le colonel Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch le 24 janvier dernier, a accepté de démissionner, sous conditions. Le président déchu s'est réfugié à Lomé, au Togo, selon des médias.

En échange de sa démission, il a demandé que sa propre sécurité, celle de ses collaborateurs et des militaires qui le soutenaient, soit garantie.

Ces requêtes ont été acceptées par le capitaine Ibrahim Traoré qui a également promis de respecter les engagements pris par son prédécesseur à l'égard de la Cécéao sur l'organisation d'élections et un retour de civils au pouvoir d'ici juillet 2024.

D'autre part, l'Agence d'information du Burkina (AIB) a rapporté lundi que M. Damiba "dit avoir démissionné pour l'intérêt supérieur de la Nation".

"Devant les risques de divisions et de fractures au sein de notre armée et considérant les motivations profondes de l'avènement du MPSR et l'intérêt supérieur du Burkina Faso, en toute conscience et en pleine responsabilité, j'ai renoncé pour compter de ce jour 2 octobre 2022 à ma fonction de chef de l’Etat, de président de la Transition", a indiqué Damiba, cité par l'AIB. Damiba déplore toutefois 2 morts et 9 blessés dans ses rangs, selon la même source.

De son côté, me capitaine Ibrahim Traoré s’est exprimé dimanche soir sur la télévision publique, aux côtés du Chef d’État-major général des armées et des chefs d’État majors des différentes armées. "Il s’est félicité de leur soutien et a demandé aux populations de se départir des informations qui font cas de dissensions au sein des Forces armées", note l'AIB.

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