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Sénégal: les élections législatives du 31 juillet prochain se tiendront à la date prévue

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vendredi 10 juin 2022
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Sénégal: les élections législatives du 31 juillet prochain se tiendront à la date prévue
Medi1News + MAP
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Les élections législatives du 31 juillet prochain se tiendront à la date prévue au Sénégal, malgré les menaces brandies par les partis d'opposition membres de Yewwi Askan Wi (YAW), dont la liste nationale des titulaires a été jugée irrecevable par le ministre de l'Intérieur et le Conseil constitutionnel, a déclaré le chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall.

''Maintenant, les menaces sur la non-organisation des élections, ça c’est devant nous. De toute façon, le pays va tenir ces élections (…) Le Conseil constitutionnel a décidé", a dit Macky Sall dans un entretien accordé à RFI et à France 24.

Macky Sall, répondant à la question de savoir s’il ne craignait pas un embrasement du pays comme lors des manifestations consécutives à l’arrestation d’Ousmane Sonko en 2021, précise qu'il "faut éviter de prendre mars 2021 comme une référence absolue".

"L’élection législative est organisée par un Code électoral et un système électoral (…) qui font la fierté du Sénégal. Si on est un pays stable, ce n’est pas justement le fait d’un hasard. Ce n’est pas la première fois qu’on organise des élections. Nous avons un système électoral qui est le produit de concertations" entre le pouvoir et l’opposition, a-t-il lancé.

L’actuel Code électoral a "été l’objet de discussions pendant seize mois" entre la majorité présidentielle et les partis d’opposition, a précisé le chef de l’Etat, relevant que ce texte a "ses exigences", la loi sur la parité, par exemple.

"Une liste qui n’est pas paritaire n’est pas recevable. Si vous faites une liste qui ne respecte pas ce que dit la loi, elle est éliminée", a-t-il expliqué.

"S’il y a des blocages, s’il y a des difficultés, elles se géreront conformément aux lois et règlements du pays", a assuré le président de la République.

Pour sa part, la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY, majorité) a lancé, jeudi, un appel au respect des décisions du Conseil constitutionnel sur les listes de candidature des coalitions aux législatives du 31 juillet prochain.

"La coalition BBY, en ce qui la concerne, accepte les décisions de justice du Conseil constitutionnel et clôt le débat sur cette question", a déclaré Aminata Touré, leader de la liste nationale de BBY, constituée de partis membres de la majorité présidentielle.

"Nous passons et les institutions restent, nous devons à ces dernières respect et déférence (…) Le Sénégal demeure une vitrine démocratique, qui a capitalisé des décennies d’expérience dans l’organisation d’élections libres et transparentes", a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.

L’ancienne cheffe du gouvernement et ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental dit s’en tenir à la date fixée, celle du 31 juillet prochain, pour les élections législatives, malgré les divergences entre l’opposition et la majorité présidentielle.

La place de la Nation (ex-place de l’Obélisque), à Dakar, a été le point de ralliement, mercredi de milliers de Sénégalais réunis pour contester le rejet de la liste des candidats titulaires au scrutin proportionnel de la coalition Yewwi Askan Wi aux élections législatives.

La manifestation s’est déroulée en présence des leaders de YAW, dont le député Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor (sud), l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, et l’ancien ministre Habib Sy, un des leaders de Wallu, une coalition dirigée par le Parti démocratique sénégalais, la formation politique de l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade.

Les manifestants ont lancé des appels à la "libération de la démocratie" sénégalaise et ont réclamé "la validation" de la liste des candidats titulaires au scrutin proportionnel de YAW. C’est une "exigence", selon eux, pour la tenue des élections législatives.

Le Conseil constitutionnel a confirmé la semaine passée le rejet de la liste nationale de Yewwi Askan Wi, coalition menée par le parti de Sonko. Cette décision revient à écarter des élections Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et candidat déclaré à celle de 2024, et d'autre figures de l'opposition.

Il s'agit de la liste des titulaires de Yewwi Askan Wi, et non celle des suppléants, qui reste valide. Le Conseil constitutionnel a aussi invalidé la liste des suppléants de la majorité présidentielle, mais non pas celle des titulaires.

Les Sénégalais élisent le 31 juillet leur 150 députés selon un mode qui panache scrutin proportionnel avec des listes nationales pour 53 parlementaires, et scrutin majoritaire dans les départements pour 97 autres. La diaspora élit 15 députés.

Pour le scrutin proportionnel, les organisations présentent une liste de titulaires et une liste de suppléants.

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